À la une
Bangui veut faire de la science un levier de souveraineté africaineLe Prix Faustin-Archange Touadéra pour l’Excellence Scientifique Africaine lancé officiellement
L’Afrique veut désormais compter parmi les producteurs mondiaux de savoirs, de technologies et d’innovations. C’est dans cette dynamique qu’a été officiellement lancé, ce jeudi 4 juin 2026, le Prix Faustin-Archange Touadéra pour l’Excellence Scientifique Africaine, dont la première édition se tiendra en novembre 2026 à Bangui, en République centrafricaine.
Placée sous le thème : « La Science et l’Innovation au service de la Souveraineté et de la Transformation Structurelle de l’Afrique », cette initiative continentale ambitionne de repositionner la recherche scientifique africaine au cœur du développement économique et stratégique du continent.La cérémonie de lancement s’est déroulée au cours d’une conférence de presse virtuelle présidée par le Dr Jean Marie Koné, Président de l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA) et Président du Comité International d’Organisation (CIO).Sous le Haut Patronage du Président centrafricain, le Pr Faustin-Archange Touadéra, lui-même mathématicien de renom, ce prix entend valoriser les chercheurs africains capables d’apporter des réponses concrètes aux grands défis du continent.Pour les organisateurs, il est temps que l’Afrique cesse d’être uniquement un marché de consommation technologique pour devenir un véritable pôle de production scientifique et industrielle. À travers cette distinction, l’objectif est clair : transformer les laboratoires africains en moteurs de croissance, d’innovation et d’indépendance stratégique.

Au cours des échanges avec la presse, les responsables de l’IARPA ont insisté sur la gouvernance rigoureuse du prix, bâtie autour de trois organes indépendants : un Comité International d’Organisation, un Conseil Scientifique et un Jury International souverain chargé de sélectionner les lauréats.Trois grandes priorités guideront cette initiative continentale : identifier les jeunes chercheurs africains les plus prometteurs, financer des projets de recherche appliquée à fort impact et créer des passerelles durables entre le monde scientifique, les entreprises et l’industrie.Pour cette première édition, cinq domaines stratégiques ont été retenus comme axes prioritaires :• la transition écologique et la gestion durable des ressources ;• l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique africaine ;• la santé publique et les innovations biotechnologiques ;• la diplomatie scientifique et le rayonnement des chercheurs africains ;• l’industrialisation verte et les énergies renouvelables.

La conférence de lancement a réuni plusieurs personnalités politiques, scientifiques et médiatiques. Parmi elles figuraient notamment SEM Maxime Ballalou, ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Georges Gougoue, ministre conseiller auprès du Président de la République, ainsi que SEM Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre de la République centrafricaine.À travers cette initiative, l’IARPA entend faire émerger une nouvelle génération de scientifiques africains capables d’accompagner la transformation structurelle du continent dans un monde marqué par une compétition technologique de plus en plus intense.Fondé pour promouvoir la recherche appliquée au développement socio-économique de l’Afrique, l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée poursuit ainsi son ambition de faire de la science un instrument concret de souveraineté, d’innovation et d’avenir pour le continent africain.
Par la Rédaction le Télégramme du Congo 🇨🇩
