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Washington, loin de Kinshasa… mais au cœur du Congo : quand le dialogue frappe à la porte de l’histoire
Revue de presse – Lundi 9 février 2026Il y a des rencontres qui font plus de bruit que mille discours. À Washington, en marge du très feutré National Prayer Breakfast, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu se sont retrouvés face à face. Deux hommes, deux trajectoires politiques opposées, mais une même question suspendue au-dessus de la table : comment sortir la RDC de l’impasse et rendre enfin la paix possible ?
Les médias kinois n’ont pas laissé passer ce moment. Africa News parle d’un tête-à-tête stratégique, presque symbolique, où l’urgence d’un dialogue national inclusif, sous l’égide des confessions religieuses, s’est imposée comme l’axe central des échanges.
Selon des sources proches du dossier, Martin Fayulu n’a pas fait dans la demi-mesure : il a remis sur la table sa proposition phare, martelée avec constance — un dialogue national, maintenant, sans détour ni calcul politique.Pour Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, cité par Le Quotidien, le message est clair : aucune paix durable ne verra le jour sans un dialogue réellement inclusif, capable de réunifier le pays, de le pacifier et de restaurer cette cohésion nationale mise à rude épreuve.
Et parce que le Congo aime les débats de fond, les réformes électorales font aussi partie du paquet. Rien que ça.Mais le dialogue, oui… encore faut-il s’entendre sur le cadre. De son côté, Didier Manzenga, secrétaire général du PALU, rappelle dans Actu30.cd l’alignement total de son parti sur la position du Président Tshisekedi : un dialogue organisé sur le sol congolais, dans un cadre institutionnel clair, et exclusivement entre Congolais n’ayant pas pris les armes contre la République.
Traduction politique : pas de paix à géométrie variable.À l’opposé — ou plutôt dans une autre lecture de la crise — Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le changement (A.Ch), cité par 7sur7.cd, élargit le cercle. Pour lui, le dialogue doit inclure non seulement les acteurs politiques congolais, mais aussi les antagonistes du tandem M23/AFC, sous une médiation neutre.
Objectif affiché : mettre fin à plus de trente ans d’atrocités dans l’Est du pays. Une position qui dérange, mais qui insiste sur une réalité brutale : on ne fait pas la paix en parlant seulement à ceux qui sont d’accord.Dans le même souffle, Télégramme du Congo.cd rapporte la voix du regroupement politique LGD et Alliés, qui plaide pour un dialogue national inclusif et apaisé, sans exclusion politique ni associative.
Pour cette plateforme, le dialogue n’est plus une option diplomatique : c’est une exigence vitale pour restaurer la cohésion, la paix et la réconciliation nationale.
Au final, Washington n’aura peut-être été qu’une étape, mais le message est limpide : le Congo parle de dialogue, encore et toujours. Reste la question que tout le monde murmure sans toujours oser la poser : cette fois-ci, parlera-t-on pour se comprendre… ou simplement pour gagner du temps ?L’histoire, elle, observe. Et elle prend des notes.
Tc


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